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Le Portrait en sécurité alimentaire à Verdun

 

Le Portrait en sécurité alimentaire de Verdun a été élaboré au cours de l’année 2017, à partir d’informations recueillies lors de rencontres de consultation auprès d’intervenantEs œuvrant en sécurité alimentaire et de groupes de discussion avec des citoyenNEs utilisant les ressources du quartier. Une recherche documentaire a aussi permis de bonifier ces informations à l’aide de données quantitatives.

Ce portrait se veut un outil d’aide à la décision. Il sert de base aux réflexions des acteurs œuvrant en sécurité alimentaire; l’idée étant que la communauté mette en place des stratégies globales en matière d’accès à l’alimentation qui répondent aux défis vécus par les VerdunoisEs et les organismes.


Les différents acteurs impliqués dans l’élaboration du portrait:
  • Concertation en développement social de Verdun
  • Casa-CAFI
  • Coopérative abondance urbaine solidaire
  • Mission Unie du Sud-Ouest
  • Grand Potager
  • Un plant de tomates à la fois
  • CIUSSS du Centre-sud-de-l-île-de-Montréal
  • Arrondissement de Verdun
  • Une citoyenne

Le système alimentaire verdunois (SAV)

  • 2 rencontres de quartier ont été organisées afin de dégager les principaux enjeux en matière d’accès à l’alimentation, d’approfondir les constats discutés précédemment et de proposer des pistes d’actions à mettre de l’avant. Ces rencontres ont réuni respectivement 44 et 29 participantEs.
  • 7 groupes de discussion ont été réalisés avec des personnes fréquentant des organismes communautaires qui dispensent des services en sécurité alimentaire. L’intention était de mieux comprendre les défis rencontrés par ces personnes et d’échanger avec elles sur leurs idées pour lutter contre l’insécurité alimentaire. Au total, 62 personnes ont pris part aux échanges.
  • Le portrait repose aussi sur une recherche d’information, notamment de statistiques, et sur l’inventaire des ressources existantes dans le quartier. Cet inventaire s’est concrétisé par l’élaboration d’un bottin des ressources en alimentation à Verdun.

Les principaux constats issus du Portrait:

Pour les VerdunoisEs:

L’accès économique à l’alimentation. Le principal obstacle à l’accès à l’alimentation reste d’ordre économique: au Canada, la pauvreté est la cause principale de l’insécurité alimentaire. Le lien entre pauvreté et insécurité alimentaire est simple: moins d’argent signifie moins de nourriture et une nourriture de moins bonne qualité. À Verdun, de nombreuses personnes n’ont pas un revenu suffisant pour se nourrir correctement. La situation reste d’autant plus préoccupante que le quartier connaît actuellement une gentrification qui a des répercussions non négligeables sur l’augmentation des coûts des besoins primaires, notamment le logement et l’alimentation.

L’accès aux services d’aide alimentaire. Depuis plusieurs années, de nombreux-ses VerdunoisEs se déplacent chaque semaine à Pointe-Saint-Charles afin d’obtenir de l’aide alimentaire d’urgence. Par exemple, l’organisme Partageons l’espoir dessert chaque semaine environ 350 VerdunoisEs, ce qui correspond à environ 25% des usagers de l’organisme. Cette situation pose la question de la capacité actuelle de la communauté verdunoise de répondre à la demande d’aide alimentaire d’urgence.

L’accès physique à l’alimentation. La localisation des commerces et ressources en alimentation peut être un obstacle à l’accès à l’alimentation, notamment pour les personnes ayant une mobilité réduite: personnes n’ayant pas de voiture, aînés, personnes en situation de handicap, parents avec une poussette… À Verdun, les commerces sont assez centralisés autour de la rue Wellington, de la rue de Verdun ou encore de la Place du Commerce; certains secteurs sont donc faiblement desservis notamment en produits frais.

La méconnaissance des ressources et services disponibles à Verdun. De nombreux VerdunoisEs qui vivent des difficultés d’accès à l’alimentation ne connaissent pas les ressources et services disponibles qui pourraient leur venir en aide.

Le manque de connaissance en alimentation. La majorité des intervenants ont constaté le manque de connaissances en alimentation d’un bon nombre de VerdunoisEs. Ce manque de connaissances peut se faire sentir à différents niveaux. Comment utiliser telle ou telle denrée? Jardiner? Réduire le gaspillage de nourriture? Faire les meilleurs choix d’achat de denrées avec un petit budget?

Pour les organismes qui oeuvrent en sécurité alimentaire:

Le manque de ressources humaines et financières. L’enjeu du financement des organismes revient constamment dès lors qu’on aborde des obstacles rencontrés par les différents acteurs en sécurité alimentaire. À Verdun, la majorité des organismes pointe du doigt le manque de ressources financières et humaines dont ils disposent. Ce manque fragilise la tenue et la pérennité de certaines activités qui répondent aux besoins des plus démuniEs. Si cet enjeu n’est pas propre à Verdun, il est particulièrement présent compte tenu de la façon dont est «organisé» le quartier pour répondre à l’enjeu de l’accès à l’alimentation.

Le manque de concertation entre les organismes qui œuvrent en sécurité alimentaire. Le Plan en développement social de Verdun a mis en évidence les problèmes liés à l’absence de concertation entre les organismes en sécurité alimentaire et ses répercussions sur la dynamique communautaire.

L’approvisionnement en denrées alimentaires. En 2017, il n’existe pas à Verdun de système d’approvisionnement organisé à l’échelle du quartier. La majorité des organismes s’approvisionnent à Moisson Montréal, et complètent avec des denrées achetées dans les épiceries, ou, à moindre mesure, auprès de producteurs des environs de Montréal. La communauté devrait être en mesure de recueillir davantage de denrées alimentaires et ainsi d’augmenter le volume distribué aux VerdunoisEs dans le besoin.